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L’angoisse pendant l’attente des résultats d’examens

Cette semaine, j’avais un rendez-vous chez un radiologue pour une mammographie (j’ai plus de 40 ans et un parcours de 3 ans 1/2 de PMA donc…).

L’examen se déroule en 2 étapes. La première est la mammographie. Le radiologue se reprend à 4 reprises pour un de mes seins, me disant qu’il voyait quelque chose mais qu’il n’était pas sûr. Puis, une fois satisfait des clichés réalisés, il me demande de patienter avant que le médecin ne vienne pour la seconde étape : un examen clinique.

Jusqu’ici rien d’anormal, c’est la procédure.

Sauf que, ce qui ne devait être que trois minutes d’attente, dure en fait quinze minutes.

Quinze longues minutes pendant lesquelles on imagine tout et n’importe quoi. Le n’importe quoi étant le pire bien évidemment.

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L’attente des résultats

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Et ce qui m’a le plus marquée, c’est ce sentiment amer, déjà vécu quelques années auparavant, pendant mon parcours PMA : la trouille du résultat. Cette peur de la mauvaise nouvelle.

Et c’est tellement bizarre de revivre les mêmes émotions. Comme si c’était gravé dans mon corps et dans ma tête.

J’ai repensé aux nombreuses fois où j’allais faire des échographies pour vérifier le nombre et la taille des follicules, ainsi que l’épaisseur de mon endomètre. Pour rappel, j’avais 40 ans, une AMH à 0,5 et donc une réserve ovarienne très faible.

A chaque fois, je me posais les mêmes questions :

  • est-ce qu’il y en a ? l’angoisse de la première écho à J3 pour vérifier ma réserve ovarienne et ainsi compter les follicules antraux
  • est-ce que le traitement fonctionne bien pour qu’ils grandissent suffisamment ?
  • est-ce qu’il ne vont pas me trouver un kyste ?

Pareil pour les prises de sang : est-ce que mon taux de TSH n’est pas trop haut ? Et mon taux d’oestradiol, la LH et la progestérone ?

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Ce qui est drôle avec le recul, c’est qu’après plusieurs inséminations, j’avais l’impression d’être médecin. C’est peut-être ton cas aussi ! Ce qui est sûr, c’est que dès réception de l’analyse de mes dosages hormonaux, je savais très bien les analyser.

Bref, si je reviens à mon rendez-vous médical de cette semaine, je me suis sentie vraiment mal de revivre cette période qui n’est pas la plus sympa de la PMA (bon, c’est vrai, qu’il n’y en a pas beaucoup). Sentir cette petite boule dans le ventre et penser au pire. Quelle horreur !

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J’ai donc réalisé 2 exercices (hyper simples) dans ma petite cabine d’attente pour me détendre et chasser les pensées parasites. Peut-être qu’ils pourront t’aider toi aussi à vivre ces moments pénibles plus sereinement :

la respiration anti-stress (en position debout) :

  • j’inspire par le nez en gonflant le ventre et en prononçant dans ta tête : « j’inspire en gonflant le ventre »
  • je bloque 3 secondes ma respiration
  • j’expire par la bouche en dégonflant le ventre (je peux avoir une main sur le ventre pour vérifier ma respiration ventrale) et en prononçant dans ta tête : « j’expire par la bouche »

Fais cet exercice jusqu’à ressentir ton esprit s’apaiser. Car le fait de te concentrer sur ta respiration va permettre lors de chaque expiration d’éliminer les pensées parasites de l’attente des résultats.

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la visualisation positive du résultat :

J’ai adapté cet exercice à ta situation car évidemment ma visualisation de mes résultats étaient liés à ma mammographie.

Ici, imaginons que tu sois chez le radiologue pour vérifier ta réserve ovarienne et comptabiliser tes follicules à J3. Tu peux l’adapter toi-même pour d’autres examens (comme l’hystérosalpingographie par exemple…) :

  • je commence par respirer profondément avant de fermer les yeux
  • très lentement, je visualise dans ma tête, mon utérus et mes petits follicules sur chaque ovaire.
  • D’abord l’ovaire gauche et je peux même imaginer compter mes follicules : 1, 2, 3, 4… ils sont parfaits.
  • Puis je fais la même chose, toujours lentement, pour l’ovaire droit : 1, 2, 3, 4…
  • Tout va bien, ils sont là et j’esquisse un sourire sur mon visage car je suis heureuse
  • Je ressens dans mon corps cette joie qui m’envahit et je me sens légère, comme libérée d’un poids, libérée de cette angoisse puisque tout va bien.
  • J’inscris dans mon esprit, cet état de bonheur pour bien l’ancrer en moi.
  • Je continue à respirer cette joie avant de rouvrir les yeux

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J’espère que ces petits exercices te feront patienter plus facilement et surtout sans stress.

Bon courage pour ces étapes difficiles et n’oublie pas, ça va marcher !

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