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Faire un bébé toute seule : les premières étapes

blog I want a baby. Faire un bebe toute seule

La mauvaise nouvelle est tombée (le 2 février 2021) : le sénat exclut les femmes célibataires du projet de loi sur la bioéthique.

Quelle honte et quelle injustice !

Chaque année, il est estimé entre 2 000 et 4 000 femmes parcourant l’Europe pour bénéficier de la PMA à l’étranger. Et bien tu sais quoi ? Continuons à voyager et dépensons notre argent dans des pays qui nous acceptent en tant que « futures mamans solos ».

Faire un bébé toute seule, oui mais comment ?

Si tu lis cet article, c’est que tu te poses (ou que tu t’es posée) des milliards de questions. Parce que oui, cette décision est bien réfléchie et, est tout sauf un caprice. D’ailleurs, je fais une petite parenthèse : (tu peux avoir différentes raisons pour arriver à ce choix et celles-ci ne concernent que toi. Tu n’as pas à te justifier. C’est ta vie, aussi ne laisse pas le jugement des autres t’atteindre). Fin de la parenthèse.

Quand j’ai décidé de me lancer seule et que j’ai mis le « projet bébé » en marche, je ne pensais plus qu’à ça. J’ai passé des heures sur le web à me renseigner sur les démarches à réaliser. Pour te simplifier les choses, tu trouveras ci-dessous la marche à suivre :

1. Trouver un gynécologue français : même si tu passes par l’étranger, tu seras suivie par un médecin en France pour te prescrire les différents examens exigés par les différentes cliniques (liste non-exhaustive : hémogramme, biochimie, sérologie, toxoplasmose, groupe sanguin et Rh, frottis, AMH, LH, TSH, comptage folliculaire en début de cycle, etc, etc…).

  • Soit tu as déjà un gynécologue et il te suffit de lui demander s’il veut bien te suivre dans ce projet « illégal » (ton médecin traitant peut te prescrire quelques-uns des examens aussi). S’il est d’accord, tu as franchi la grande première étape. C’est une petite victoire mais pas des moindres.
  • Si tu n’as pas de médecin pour te suivre, décroche ton téléphone et appelle les gynécologues près de chez toi jusqu’à ce que tu obtiennes un rendez-vous avec l’un d’entre eux. C’est assez pénible et fastidieux mais tu n’as pas le choix. Allez courage !

Tu tomberas directement sur leurs secrétaires médicales et tu leur expliqueras en quelques mots ton projet. N’aie pas peur, elles sont habituées parce que tu ne seras pas la première à leur poser la question et dans le pire des cas, elle te répondra que le cabinet n’accepte pas de patiente pour une PMA à l’étranger. Tu recommences jusqu’à ce que tu trouves le gentil gynéco !

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2. Trouver TA clinique : j’étais allée sur des forums pour lire différents avis en espérant trouver la meilleure clinique. Mais je trouvais tout et son contraire donc c’était plutôt difficile de s’y retrouver. Et je me suis vite aperçue qu’une grande majorité des avis négatifs étaient liés, non pas aux cliniques elles-mêmes, mais aux négatifs qui s’accumulaient pour certaines. Mais dans tous les cas, les taux de réussite sont souvent les mêmes.

Alors voici les 3 critères que je te conseille de prendre en compte :

  • Le donneur : souhaites-tu un donneur anonyme ou non-anonyme ? Tous les pays ne proposent pas ce choix (Espagne, Belgique excepté La Citadelle de Liège) et donc ces cliniques prendront cette décision pour toi. Réfléchis bien à cette question car elle est très importante.

Au Danemark ou au Portugal, tu as le choix de commander les paillettes dans une banque de sperme extérieure à la clinique (Cryos ou la Banque de Sperme Européenne).

Perso, j’ai choisi un donneur non-anonyme parce que j’aime les hommes plutôt grands et bruns (si je passais par un donneur anonyme, il aurait eu mes caractéristiques physiques en sachant que je suis petite et blonde). Je voulais donc avoir la possibilité de choisir mon donneur sur photo (photo de lui quand il était enfant), choisir la couleur de ses yeux, sa taille et même avoir des informations sur son profil psychologique et son mini-arbre généalogique.

Autre option que je trouvais importante : la possibilité que mon enfant puisse le contacter à ses 18 ans. Je ne suis pas sûre de le lui dire un jour mais si j’estime qu’il en ressent le besoin, alors je le lui « offrirai ».

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  • La localisation : si par rapport à la 1ère question du donneur, tu optes pour un donneur anonyme, la localisation de la clinique est le prochain critère à prendre en compte : es-tu à l’aise pour voyager ? Préfères-tu prendre l’avion, le train ou la voiture ? Par exemple, si tu habites le nord de la France et que tu choisis une clinique située en Espagne mais que tu ne te vois pas prendre l’avion, ça risque de poser problème. L’idée étant d’éviter de se charger d’un stress supplémentaire (car tu as souvent 48h pour te rendre à la clinique et l’organisation est très serrée).

Le pays et la ville sont importants. Vraiment, fais au plus simple et au plus pratique pour toi.

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  • Le budget : le nerf de la guerre qui déterminera aussi les 2 critères vus avant.

Il te faudra te renseigner sur les tarifs pratiqués par les cliniques bien sûr, le coût d’un donneur non-anonyme, sans oublier les prix annexes comme les billets de train ou d’avion et d’hébergement.

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3. Contacter ton top 2 ou 3 en ayant pour objectif final de trouver celle avec qui tu as le meilleur feeling !

Une fois que tu as choisi le type de donneur souhaité, le pays et la ville, il te faut maintenant aller voir quelques sites web de cliniques (tu t’aides de Google en tapant par exemple : « cliniques PMA Espagne »). La plupart communiquent leurs tarifs sur leur site. Si ce n’est pas le cas, envoie-leur un email.

Une fois les tarifs en tête, contactes-les en leur demandant un rdv téléphonique ou en visio (tu as très souvent un formulaire de contact qui s’affiche dès leur 1ère page).

Avant ce rendez-vous, prépare-le en notant toutes les questions que tu te poses et assure-toi avant la fin du call que tu as bien toutes tes réponses.

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4. Choisir TA clinique : tu as maintenant toutes les cartes en mains et ton cœur a parlé. Tu vas donc décider de faire confiance à la clinique qui va te permettre de réaliser ton rêve.

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J’espère que cet article te sera utile et qu’il te permettra de gagner du temps.

Sache aussi que si cette grande aventure te semble trop compliquée à gérer, je propose un accompagnement pour les futures mamans solo ou en couple pour toutes les démarches administratives, pour contacter la/les clinique(s) ou pour rechercher des billets d’avion et/ou un hébergement.

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