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Je ne vais pas écrire les centaines de pages dont je parle dans mon « à propos » mais il te faudra quand même quelques minutes pour lire ce qui va suivre.

Remontons un peu dans le temps (pas trop loin quand même, n’aies pas peur) : il y a 7 ans, mon horloge biologique a sonné. J’avais tout juste 38 ans, il fallait bien s’y attendre, non ? D’ailleurs, si elle avait pu sonner un peu plus tôt celle-là…

Sauf qu’il y a un hic : j’étais célibataire, enfin on va dire que ma vie sentimentale était qualifiée de « c’est compliqué » d’après un célèbre réseau social.

Mais comme je suis plutôt de nature courageuse et persévérante, rien ne me faisait peur. Et certainement pas faire un bébé toute seule. Quoique, j’avais un peu peur quand même d’une chose : l’annoncer à ma mère (mais j’en ferai un article à part entière un jour).

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Pour faire un bébé toute seule, par quoi commencer ?

Commencent alors mes recherches, aidée de mon ami Google… Comme toi certainement, j’ai passé des heures sur le web à chercher des infos (et les bonnes, si possible !!), à envoyer de nombreux emails aux différentes cliniques étrangères et aussi à appeler des gynécologues français pour leur demander s’ils acceptaient de me suivre dans mon projet illégal… Faire les examens demandés, etc, etc…

Et les doutes, on en parle ? Est-ce que j’ai trouvé la bonne clinique ? Qu’est-ce que je vais bien pouvoir dire à mon patron quand je vais devoir m’absenter pour aller faire mon insémination à plusieurs centaines de kilomètres ?

Tu l’auras compris, et puis tu le sais déjà, tout cela ne s’est pas fait en un jour !

Mais mon choix de clinique s’est fait assez vite : je m’orientais vers l’Espagne plutôt que la Belgique. Non pas pour des raisons de proximité géographique puisque je vis à Paris mais pour 2 raisons. La première est que j’avais eu un très bon feeling avec Eugin de Barcelone (j’avais eu un rendez-vous en visio avec un médecin et je l’avais trouvée très sympa). Et la seconde, parce que passer devant un psychologue en Belgique pour que l’on juge en 30 minutes si j’étais apte à devenir mère ne me plaisait absolument pas.

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Ola Barcelona, que tal ?

C’est le jour J ! Ma 1ère insémination artificielle. Je me souviens de ces sentiments d’excitation, de fierté et de sérénité à la fois. Pour moi, c’était sûr, une seule suffirait.

L’attente des 2 semaines était pénible mais gérable et le résultat tombe : négatif. Ok, pas grave, ce n’était que la 1ère après tout. Allez, on se retrousse les manches et je réattaque sur le cycle d’après. Cette fois-ci sera la bonne !

Sauf que non, la 2ème IA n’était pas la bonne. La 3ème non plus. Ni la 4ème… Ni les 5ème et 6ème d’ailleurs.

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Donc presque 2 ans après mes premières démarches, j’en étais toujours au même point. Enfin non, pas vraiment : plus de 10 000 euros dépensés pour rien, le mental de sportive de haut niveau qui a disparu, des émotions négatives puissance 10 comme la tristesse, le stress, la culpabilité, la colère, la jalousie… et j’en passe.

Mon gynécologue (qui était top) n’avait plus les mots pour me rassurer. Je parlais de FIV mais mon taux d’AMH trop bas et le faible nombre de follicules ne sont pas de bons amis pour la FIV…

Il a commencé à me parler de don d’ovocytes mais je n’étais pas prête à l’entendre. Je l’aurais fait, bien évidemment, mais ça aurait été mon dernier recours. Je voulais tenter la FIV, la FIV et rien que la FIV… et il a fini par céder.

Je l’ai vécu comme un nouveau départ, une nouvelle chance pour réaliser mon rêve. Et qui dit nouveau départ, dit nouvelle clinique.

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De nouvelles recherches s’imposent et je fais une découverte que je trouve absolument géniale : je peux choisir le donneur de petites graines (sur photo, quand il était enfant) et rajouter une option, celle qui permettrait à mon enfant, s’il le souhaite, de contacter son donneur à 18 ans. Je ne le savais absolument pas, il suffit de faire appel à Cryos et le tour est joué !

Je contacte alors 2 cliniques qui proposent ces options et dont les avis sur le web étaient bons : la Citadelle de Liège en Belgique et la Storkklinik Vivaneo de Copenhague au Danemark.

Je dépose un dossier à la Citadelle, la commission accepte ma demande et je vais à Liège pour un rendez-vous psychologique (oui je sais…) et un rendez-vous avec un gynécologue le même jour. Je ne rentrerai pas ici dans les détails mais je n’ai pas aimé cette journée : le lieu, le personnel peu accueillant de l’hôpital et même avec le gynécologue, le feeling n’est pas passé. Je me souviens être rentrée déprimée. En plus, il y avait 3 mois d’attente chez eux. Et j’avais rendez-vous à Copenhague quelques semaines plus tard. Donc j’allais bien voir.

Les semaines passent et je prends l’avion pour Copenhague, accompagnée de ma maman. On a prévu d’y rester 5 jours, on ne connaît pas cette ville et puisqu’on est en plein mois d’août, on vit cette escapade comme des petites vacances. Timing parfait !

Et pas que ! Je tombe littéralement amoureuse de la ville. Je m’y sens bien, les gens sont beaux, les gens sont gentils. J’ai un rendez-vous qui dure environ 2 heures avec la clinique et rien que le lieu (un appartement en ville hyper cosy, « hygge » comme dirait les danois) est apaisant et met en confiance dès la porte d’entrée franchie.

Vous l’avez compris, mon choix était fait. Je retournerai au Danemark pour faire la FIV.

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Mais ce n’est pas tout. Je disais un peu plus haut « nouveau départ = nouvelle chance ». Ok, j’ai trouvé la clinique et je vais lui donner toute ma confiance. Mais moi, je fais quoi ? J’ai besoin de croire en moi à nouveau, en mes capacités à donner la vie. C’est décidé, je vais non seulement prendre soin de moi et je vais me faire aider. Parce que comme toi, j’imagine, je suis toujours de bonne volonté et je n’ai pas besoin du 1er jour de l’an pour me fixer de nouvelles résolutions mais avouons qu’elles ne durent pas très longtemps. Moi j’ai besoin d’un cadre, d’objectifs et sans aide extérieure dans ce parcours, c’est hyper compliqué.

J’ai travaillé sur moi, je me suis plongée corps et âme dans certaines techniques de médecine douce : la sophrologie surtout, et aussi la réflexologie et l’acupuncture. J’ai rencontré des personnes formidables qui y ont cru avec moi. Je suis persuadée que sans eux et sans ce travail d’introspection, je ne vous raconterais pas cette histoire aujourd’hui.

Mais tout n’était pas rose. Je suis aussi tombée dans le piège de certains charlatans comme par exemple une personne (au premier abord bienveillante) qui, à part me prendre quelques billets de 100€ pour sauver mon âme d’un mal certain, a fini par me dire que je ne tomberais jamais enceinte. Maintenant, j’en rigole mais à l’époque, elle m’avait faite complètement flipper.

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Et au final, après 6 IA et 2 FIV (la 1ère était positive mais s’est terminée par une fausse couche à 6 SA), ça a marché ! Parce que je suis l’heureuse maman d’un merveilleux garçon de 4 ans, Jean.

J’espère que tu n’auras pas à vivre tout cela et que ça marchera plus vite pour toi. Dans tous les cas, tu t’en doutes, ça vaut la peine de se battre et si je peux t’aider à franchir quelques obstacles, j’en serais très heureuse.

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