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Témoignage de Louise

En début de parcours ou d’essais, on a toutes envie et on rêve toutes d’une issue comme celle-ci.

Voici notre premier témoignage, une très belle histoire pleine d’espoir.

Louise est tombée enceinte dès la première insémination et est actuellement dans le deuxième trimestre de grossesse.

Donc oui, il faut y croire, ça arrive !!

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« J’ai toujours souhaité avoir un enfant, et ma compagne était partante mais pas encore prête. Nous avons vécu 3 ans dans un département d’outre-mer où l’accès à la PMA n’était possible pour personne (pas même les couples hétéros), en raison de l’offre de soin.

Nous avons pris la décision de rentrer en métropole dans notre région d’origine pour des raisons professionnelles et personnelles, et je suis rentrée 6 mois avant elle (juste avant le 1e confinement).

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Nous pensions initialement aller en Belgique ou en Espagne et je m’étais renseignée sur plusieurs cliniques mais sans plus. Durant le confinement, comme je travaille à l’hôpital, je demandais aux couples de femmes que j’accompagnais dans quel pays elles étaient allées pour avoir leur avis dessus (je n’ai pas du tout pensé aux réseaux sociaux à ce moment-là). Un couple m’a parlé de la banque de sperme Danoise Cryos, dont j’avais déjà entendu parlé mais que j’avais écarté car la loi danoise interdisait les livraisons à domicile depuis le 01/07/2018 et que la PMA demeurait interdite aux lesbiennes en France. Elles m’ont ensuite appris que certain.e.s gynécologues militant.e.s contournaient la loi, et m’ont donné les coordonnées du leur.

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J’ai pris rendez-vous au début de l’été 2020, avant même que ma compagne ne rentre en métropole, afin d’avancer dans les démarches car je savais qu’une PMA peut prendre du temps. Le gynécologue était très gentil et m’a expliquée les différents examens recommandés avant la procédure, le fonctionnement d’une insémination, la possibilité de la faire sur un cycle spontané ou stimulé, où et comment choisir ma paillette (il m’a donnée le nom de 3 banques avec lesquelles il travaille, ainsi que le type de paillettes que je devais commander, la poche de glace etc.).

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Je suis repartie avec une ordonnance pour les différents examens, ainsi que de l’acide folique à prendre 2 mois avant la première tentative (pour prévenir certaines malformations fœtales).

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En septembre 2020, j’ai fait les premiers examens : prise de sang et échographie, et là ça s’est gâté car le gynéco a commencé à me parler d’un possible syndrome des ovaires polykystiques, qui sont une cause d’anovulation, et donc d’infertilité. Il m’a parlée de la possibilité de stimuler l’ovulation par Clomid le cas échéant, même si je n’en avais pas du tout envie, car je voulais à tout prix éviter la grossesse multiple. Je décide de faire une nouvelle échographie en même temps que l’examen de la cavité utérine et des trompes (hystérosonographie). L’examen se passe bien malgré la douleur, l’équipe médicale est très gentille, mais le médecin lâche un diagnostic d’adénomyose et d’endométriose (décidément !). J’envoie les résultats au gynéco et lui dit que je suis prête à tenter l’insémination au prochain cycle, soit en novembre.

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Entre temps j’arrête de fumer et de boire, je commence l’acide folique et je vais voir une ostéopathe pour manipuler mon bassin et aider à l’ovulation/nidation. On choisit également le donneur : j’avais déjà fait une “pré sélection” sur Cryos, et on se met d’accord avec ma copine : un donneur avec un maximum d’informations et des photos, qui lui ressemble à elle, et qui accepte que l’enfant le contacte à sa majorité. On tombe assez vite d’accord.

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Quand mes règles arrivent, je décide (en accord avec le gynéco) de ne pas prendre le Clomid. Commence alors le (long) monitorage de l’ovulation, avec des échographies toutes les 48h. Le follicule met beaucoup de temps à maturer à tel point que le gynéco me propose d’attendre le cycle suivant et de prendre du Clomid. Je refuse et persiste. Le follicule finit par maturer, on commande la paillette et je me pique un jeudi soir pour déclencher l’ovulation. Le vendredi soir, on est toutes les 2 dans le cabinet du médecin, le geste est rapide, indolore, il nous laisse 10 minutes tranquilles ensuite dans une petite pièce…

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Et là commence l’attente. La première semaine passe assez vite, je n’y pense pas trop. La deuxième semaine semble durer une éternité. Je commence à avoir des symptômes qui peuvent à la fois être lié à un syndrome pré menstruel et à la fois à un début de grossesse : les seins tendus, la fatigue, l’humeur irritable… mais aussi des nausées et un essoufflement inhabituel. Tous les jours, je tape dans Google “symptômes DPO XX (« Date post ovulation” pour voir si d’autres femmes ont ressenti les mêmes choses que moi.

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Le 14e jour après l’ovulation, c’est le jour où je dois avoir mes règles et où normalement je dois faire une prise de sang. Je voulais laisser passer le week-end et tester que le lundi matin. Finalement je ne tiens pas et je fais un test urinaire le matin, en cachette de ma compagne. Il est positif au bout de 10 secondes, même pas le temps de sécher ! Je suis super heureuse et émue et j’ai couru l’annoncer à ma compagne avant d’aller faire une prise de sang pour être bien sûre.

Deux semaines après, nous avons pu entendre son cœur à l’occasion d’une échographie précoce. »

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Merci Louise pour ce joli témoignage. Nous te souhaitons un très beau bébé et d’être heureuse dans votre prochaine nouvelle vie à 3.

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Appel à témoins

Si vous aussi vous souhaitez raconter votre histoire, vos expériences, vos parcours parsemés d’embûches ou pas, n’hésitez pas à me contacter par mail à l’adresse suivante : contact@iwantababy.fr

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